Réfléchir aux enjeux de santé mentale

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5 août 2022

Détentrice d’un baccalauréat en psychologie, Vicky Chicoine fait partie de l’équipe de Relief depuis plus de cinq ans. Elle accompagne des clientèles de tout âge qui vivent avec l’anxiété, la dépression ou la bipolarité. Son travail se caractérise entre autres par l’animation d’ateliers, de groupes d’entraide, le soutien individuel, la formation d’animateurs et la présentation de conférences. Son sens de l’analyse et sa capacité à collaborer avec ses collègues lui ont permis de bénéficier d’une expérience enrichissante auprès d’une clientèle diversifiée. Elle supervise également une équipe de bénévoles dédiés à la ligne de soutien téléphonique.

La santé mentale s’invite de plus en plus dans le marché du travail, et pour cause : il a été démontré que 55 % des employés de PME au pays vivent avec la maladie mentale. Les gestionnaires doivent donc s’en soucier pour assurer la pérennité des entreprises et le maintien de l’effectif. La formation Mon Relief au travail est une solution idéale pour appréhender cette nouvelle réalité.

Démystifier la santé mentale

L’anxiété prévaut de nos jours. Martin Binette, directeur général adjoint et chef de l’exploitation de Relief explique : « On a vécu avec cette pandémie-là, un choc. Ça nous a amenés à bâtir collectivement une résilience, mais plusieurs personnes ont découvert quelles vivaient avec lanxiété ou ont développé des troubles anxieux. »

Plusieurs personnes ignorent encore les différences qui existent entre le stress et l’anxiété. Le stress est nécessaire au quotidien. Il est enraciné dans l’instinct de survie. L’anxiété est un trouble envahissant et hypothéquant. Elle peut aller jusqu’à empêcher la personne qui en souffre d’évoluer normalement au quotidien. Aller faire l’épicerie et participer à une réunion peuvent se transformer en épreuves intenses pour quelqu’un aux prises avec l’anxiété.

S’informer des maladies qui existent et de leurs symptômes permettra d’agir efficacement sur la santé psychologique au travail. La dépression, le stress chronique, l’anxiété et la bipolarité sont autant d’exemples de maladies reconnues qui seront évoquées au cours de la formation.

Se comprendre avant tout

Les gestionnaires sont avant tout des humains et, position de leadership ou pas, ils sont tout aussi susceptibles que d’autres de souffrir de maladie mentale. En mars 2020, leur tâche a changé radicalement dans le contexte de la pandémie.

M. Binette explique : « On leur a demandé soudainement de changer complètement leur façon de faire de la gestion de personnel. Il faut que ce soit à distance, il faut réussir à garder la cohésion d’équipe et il faut s’assurer que la performance est maintenue dans un tout nouveau contexte qui est excessivement anxiogène. »

Ce changement a occasionné beaucoup de détresse et il leur est aujourd’hui nécessaire de mener une réflexion sur leur propre relation avec la santé mentale pour leur permettre de gérer leur bien-être.

  • Quelle est ma perception de quelqu’un qui prend des antidépresseurs?
  • Quelle est ma perception de quelqu’un qui prend des antidouleurs après s’être cassé la jambe?
  • Est-ce que mes perceptions sont différentes? Pourquoi?

Les participants à la formation Mon Relief au travail trouveront réponse à ces questions. Ils pourront aussi commencer à identifier leurs facteurs de risque internes et externes. Ils apprendront également à les contrebalancer grâce à leurs facteurs de protection.

Des facteurs de risque communs :

  • déséquilibre travail vie personnelle
  • surcharge de travail
  • manque d’interaction et d’ouverture entre les différents membres de l’équipe.

Des facteurs de protection communs :

  • faire du sport
  • passer des moments en famille
  • lire, écrire, méditer.

Construire sa boîte à outils

Les outils traditionnels comme le PAE, la médecine et la thérapie demeurent pertinents. Malgré tout, beaucoup d’employés et de gestionnaires évitent de recourir à ces services par crainte de représailles ou de jugement de la part de leurs collègues ou de leurs patrons. Ce que l’organisme Relief propose donc d’ajouter à ce trousseau, c’est le concept d’autogestion: « la responsabilisation de l’individu dans son parcours personnel avec ou sans la maladie », toujours selon M. Binette.

Basée sur quatre piliers (Connaître, Évaluer, Choisir, Agir), l’autogestion place l’individu au cœur de sa recherche du mieux-être. C’est une matrice d’analyse forte qui habilite la personne aux prises avec la maladie mentale. En intégrant les notions de bienveillance, d’empathie et de vigilance, l’autogestion évite de dénaturer l’individu et tend plutôt à promouvoir une vision nouvelle de la santé mentale.

Utiliser une balle de stress ou pratiquer la méditation pleine conscience sont des trucs bien concrets, mais l’autogestion ne met pas de l’avant pas une méthode précise. Elle invite, au contraire, à réfléchir et à construire sa propre boîte à outils. C’est au moyen de cette approche que l’atelier Mon Relief au travail a été mis sur pied.

La formation Mon Relief au travail

Mon Relief au travail est donc un atelier de réflexion participatif, d’où les participants ressortent avec une vision renouvelée d’eux-mêmes et de la santé mentale et des outils pour mieux gérer leur propre santé mentale et celle de leur équipe.

Mené par Vicky Chicoine, détentrice d’un baccalauréat en psychologie et intervenante expérimentée, l’atelier rassemble des gestionnaires et des personnes en situation de leadership pour une expérience enrichissante qui allie la pédagogie à la réflexion.

Dans le cadre du colloque Re:travail, la formation sera offerte le matin du 9 septembre. D’une durée de quatre heures, elle aura lieu en format virtuel.

Pour vous inscrire, rendez-vous ici!

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